Il y a dans l’air, une drôle d’odeur,
Ainsi la sueur des pauvres hères,
Souffrez, les gueux de la misère,
Privés de tous fruits du labeur.
C’est encore cet infini servage,
Dont se nourrissent les puissants,
Pour les profits les plus indécents,
Les autres vivent vaille que vaille.
Nos riches financiers de l’autre côté,
Jouent à la bourse les capitaux prêtés,
Ferment les usines si bien exploitées,
Jettent à la rue les familles endettées.
Ainsi va le monde dans notre beau pays,
Dirigé comme il sied par l’aristocratie,
Toujours plus pour les plus nantis,
Et toujours moins pour les asservis.




