Archive pour mai 2008

INSECTES 1

Vendredi 30 mai 2008

Il m’observe et me voit comme un être nuisible,

Il est au dessous de moi les yeux vifs attentifs,

Je veux frôler le soleil et me rendre invisible,

De sa main qui s’abat dans un geste impulsif.

 

Je ne veux pas finir épinglé sous vitrine,

Il me faut éviter les agressifs humains,

Déployer et battre de mes deux ailes fines,

Partir plus loin pour d’autres lendemains.

 

Nous étions pourtant là bien avant ces géants,

Inventant les moyens de traverser les siècles,

Sortis depuis longtemps de nos vastes océans,

Essaimant la vie en accroissant son cercle.

 

Sans doute minuscules n’ayant pas la taille,

Des plus énormes de nos grands dinosaures,

Infimes et légers comme des fétus de paille,

Nous sommes de fait votre plus grand trésor.

 

Sans nous vous seriez sans doute cannibales,

Sans les multiples travaux que nous réalisons,

Nous nettoyons et pollinisons pour votre régal,

Respectez nous et tous peut être nous survivrons.

SOUVENIRS 2

Vendredi 30 mai 2008

Dans notre deux pièces pour huit,

Il fallait bien nous débrouiller,

Pour les filles il y avait le réduit,

Nous les garçons la salle à manger.

 

Les toilettes étaient sur le palier,

Notre père peu doué pour bricoler,

Un esse servait de support papiers,

Pour des journaux bien découpés.

 

A la turque était le lieu d’aisance,

La gymnastique ça vient de l’enfance,

On avait les reins bien comme il faut,

Dans notre famille c’est sans défaut.

 

Pour lire t’avais le choix de la page,

On n’avait pas besoin de marque page,

Tu pouvais t’instruire naturellement,

En évitant d’y rester trop longtemps.

 

Chez nous on se lavait tous les jours,

Il y avait l’eau courante dans la cour,

Fallait seulement remplir la bassine,

Pour se doucher dans le coin cuisine.

 

L’argent ne faisait rien à l’affaire,

Plus riche d’amour tu peux pas faire,

Encore aujourd’hui je m’en souviens,

Toute cette tendresse c’était pas rien.

SOUVENIRS

Jeudi 29 mai 2008

Nous étions huit dont six marmots,

Tassés dans un taudis de vauriens,

Y avait pas de sou et pas de sanglot,

Au contraire on s’marrait d’un rien.

 

C’est vrai que l’amour efface tout,

La dèche et tous ses mauvais coups,

Moi je m’en balance je voulais surtout,

Plein de tendresse le reste j’ m’en fout.

 

Il n’y avait pas de télé à la maison,

Alors on se parlait et on lisait,

Pauvre peut être mais moins con,

Qu’un petit bourge comme on disait.

 

Tout était source de jeux nouveaux,

Le fleuve coulait dans le caniveau,

Sur l’eau filaient tous nos bâteaux,

De papiers pliés dans les journaux.

 

Sur la grand place avant le marché,

Les grands piquets qui sont fixés,

Formaient les arbres de ma forêt,

Nous la campagne c’était tout prêt.

 

Le père boucher qui trimait dur,

Aux halles ce terrain d’aventures,

Ou la nuit venaient les bourgeois,

S’encanailler avec les filles de joie.

 

Ces souvenirs sont si lointains,

Mais si bons que je m’en souviens,

C’est de la chance d’en obtenir,

D’aussi doux que j’ai pu ressentir.

 

 

 

 

NAITRE N’EST PAS ETRE

Mercredi 28 mai 2008

Si jamais le bonheur existait,

Si la vie n’amenait que douceur,

Je pourrais être alors parfait,

Ou peut t’être une simple erreur,

 

Qu’en serait t’il de l’intelligence,

Si elle ne protégeait pas mon être,

Sans scrupules et sans conscience,

Jusqu’à ne plus vouloir paraître.

 

Je me veux futile et superficiel,

Comme le sont mes contemporains,

Un jour souriant d’une bagatelle,

Un autre jour pleurant pour rien.

 

Je me veux joyeux éclopé de la vie,

Possédant son jardin et ses secrets,

Souvent les mêmes jusqu’à l’envie,

L’envie d’être et sans aucun regret.

 

Être, c’est déjà vouloir tromper la vie,

Naître est un mensonge à l’existence,

Vit t’ont pour une mort déjà définie,

Même si l’on prolonge l’inconscience.

LES COULEURS DE LA VIE

Mercredi 28 mai 2008

Le ciel est lourd et gros de nuages gris,

Comme s’ils nous promettaient la pluie,

Une averse de larmes d’enfants meurtris,

Sans aucune lueur pour illuminer leur vie.

 

Ces cieux nous écrasent et nous ploient,

Visages penchés vers le sol ruisselant,

Reflétant ce que je vis et ce que je vois,

Jusqu’aux plus sombres de mes tourments.

 

Il ne pousse pas de roses dans mon champs,

Les fleurs y sont grises comme le temps,

Ce n’est pourtant pas la faute du printemps,

Si  toutes les autres couleurs fichent le camps.

 

Oui il y a du bleu plus haut tout en haut,

Pas des bleu à l’âme qui ne se voient pas,

De ces bleu du corps qui marquent la peau,

Non mais de ce bleu que l’on voit dans l’au-delà.

 

Le ciel obscurcit toutes mes pensées,

Il me faudrait vraiment me reposer,

Fermer les yeux sur les couleurs du passé,

Et renaître à la vie sur un monde apaisé.

 

 

 

SANS TOI

Mercredi 28 mai 2008

S’il me fallait mon amour,

Peindre la terre à ton image,

Il me faudrait plus d’un jour,

Et des couleurs moins sages.

 

Les heures ne comptent pas,

Et l’horloge pansue se tait,

Elle sait mes yeux sur toi,

Comme deux aiguilles à l’arrêt.

 

Je dessinerais un ciel vert,

Avec deux gros soleils noirs,

Rougeoyante serait la terre,

Comme les flammes de l’espoir.

 

Et toi mon amour tu serais là,

Nue, belle et tellement désirable,

Tu es la seule femme ici bas,

Et moi je serais ton unique diable.

 

Ah je ne faisais qu’un doux rêve,

J’entends l’horloge qui se réveille,

Mais tu n’es plus là et j’en crève,

Sans toi rien ne sera plus pareil.

 

 

D’AUTRES JOURS HEUREUX

Mercredi 28 mai 2008

Aurai je assez de temps mon amour,

Aurai je assez de force aujourd’hui,

Il me faudrait vivre encore un jour,

 Avant que pour moi la vie ne s’enfuie,

 

Je ne vois que des blouses blanches,

Et des sourires sous des yeux fuyants,

C’est dans ces regards qui se penchent,

Que je lis la fin prochaine de mon temps.

 

D’épaisses vitres isolent mon univers,

Ou je gis allongé corps frêle et solitaire,

Sur moi se referme ce cercueil de verre,

Ou s’éteindra mon destin si éphémère. 

 

Milieu stérile ou survivent mes pensées,

Défense puérile de mon corps agressé,

Pourquoi vivre encore et encore lutter,

Pour toi mon amour encore une journée.

 

Je te dirais que je préfère ton sourire,

Aux larmes que je vois perler à tes yeux,

Sans doute avons nous supporté le pire,

Pour toi je le veux d’autres jours heureux.

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Mardi 13 mai 2008

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LA RUPTURE

Mardi 13 mai 2008

Il faut bien que je te le déclare,

Nous séparer va nous briser,

Nos espoirs nos rêves remplacés,

Par le chagrin et le désespoir,

 

L’air n’aura plus ce frisson d’été,

Si chaud qu’il rosissait tes joues,

Comme l’aurait fait un geste doux,

D’un amant toujours attentionné,

 

Que deviendrais mon existence,

Sans ta présence à mes côtés,

Que deviendraient ces heures passées,

Accorde moi une autre chance,

 

Ce serait comme une déchirure,

Telle une blessure inguérissable,

De ces plaies qu’aiment le diable,

Qui se repaît de nos blessures,

 

Ne me quitte pas ma douce aimée,

Pour toi je serais un autre homme,

Je désire tant que tu me pardonnes,

Vois comme je suis désespéré,

 

Je t’ai blessée, comme je le regrettes,

Cet égarement ce moment de folie,

Pour l’effacer je donnerais ma vie,

Et ne renaîtrais que si tu l’acceptes.

PARTIR

Mardi 13 mai 2008

Je te prie de me laisser partir,

J’ai rencontré l’homme de ma vie,

Dans ses bras il me fait ressentir,

Combien la femme en moi revit,

 

Il est si beau, si doux, si tendre,

Qu’auprès de lui mon corps tremble,

Avec toi je ne peux rien attendre,

Tu joues de moi comme bon te semble,

 

Nous n’avons rien à nous dire,

Souviens toi de toutes ces années,

Je regrettes de te faire souffrir,

Mais c’est toi qui m’a abandonnée,

 

Il est temps pour moi de découvrir,

Ce qu’est l’amour quand on est aimée,

Toi tu ne connais rien aux désirs,

Ton corps est muet comme désarmé,

 

Sans doute n’est ce pas ta faute,

Si ton coeur jamais ne ressent,

De ces battements sous les côtes,

Comme tout être de chair et de sang.

 

 

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