Archive pour juin 2008

NOUVEL ESCLAVAGE

Samedi 21 juin 2008

Ils sont vraiment très fort,

Pour nous faire accroire,

Que l’esclavage est mort,

Sous leurs coups de boutoirs,

 

L’esclavage plus moderne,

Pour une poignée de nantis,

Nous ballade et nous berne,

Au  nom de la démocratie,

 

Nous sommes plus nombreux,

Et beaucoup plus dociles,

Que nos ancêtres hargneux,

Qui étaient moins serviles,

 

Un groupe des plus puissants,

Héritiers de leurs fortunes,

Exploitent encore le manant,

Que notre liberté importune,

 

Nulle pensée nulle défense,

Ne nous protègent de nos maîtres,

Qui se comportent en France,

Comme autrefois les reîtres,

 

Un esclave autrefois mourrait,

Sous les mauvais traitements,

Aujourd’hui et cela nous plaît,

Nous crevons dans le dénuement.

 

OU ETAIS TU SEIGNEUR

Samedi 21 juin 2008

Le regard éteint de ces hommes internés,

Brisés par la faim le corps décharné,

Comme des animaux marqués par le sort,

Sur la peau gravé le matricule de la mort,

 

Les sinistres baraques si bien alignées,

A l’intérieur de la clôture de fer barbelé,

Moins que des hommes ces numéros vivants,

Subissent l’indicible des pires tourments,

 

Les gardiens invincibles de cet ordre nouveau,

Se croyant investis comme le sont les dévots,

De la mission de juger de la vie de la mort,

D’êtres différends et dont c’est le seul tort,

 

L’ordre noir envahit l’esprit des bourreaux,

De cette face obscure qui détruit ses barreaux,

L’horreur et le mal combattent dans l’ombre,

A l’avènement des projets les plus sombres,

 

Ou était tu seigneur Dieu de miséricorde,

Quand ces corps aux gibets tendaient  la corde,

Ou était tu seigneur Dieu de rédemption,

Quand ils gazaient tes enfants de Sion.

MADEMOISELLE JE SUIS A VOUS

Jeudi 19 juin 2008

L’amour est bien précieux,

Qui étincelle dans vos yeux,

Mademoiselle le savez vous,

Vous êtes belle à rendre fou,

 

Je lis dans votre beau regard,

Un voile de gêne à mon égard,

Je ne veux pas être importun,

Dites moi si je suis trop mutin,

 

Mais je vous trouve si jolie,

Que me taire serait impoli,

La nature vous fût si propice,

Qu’elle fît de vous un Matisse,

 

Ah laissez moi vous admirer,

Vous dire votre visage altier,

Toute la grace qui se dégage,

De votre port de reine sage,

 

Devant vous tel un vermisseau,

Je m’incline devant l’assaut,

De votre beauté si parfaite,

Qu’elle me fait tourner la tête,

 

Mademoiselle je suis à vous,

Voyez je vous prie à genoux,

Daignez me redonner la vie,

En acceptant d’être mon amie.

 

 

SOUVENIRS 4

Mercredi 18 juin 2008

A dix sept ans petit compagnon,

Fallait bien gagner son pognon,

C’était avant les grandes grèves,

Ou ça révolutionnait sans trève,

 

Moi, fallait bien que je travaille,

La paye c’était pas qu’un détail,

Pour Mao ça pouvait bien attendre,

Pas l’estomac de nos plus tendres.

 

Un gosse ça bouffe tous les jours,

Et chez nous y en avait toujours,

Des frères des soeurs et d’ailleurs,

Qui étaient de toutes les couleurs.

 

Fallait là voir toute la marmaille,

Ca se chahutaient pour la graille,

Le petit musulman voulait du cochon,

Ben il avait pas encore de religion.

 

Les rigolades et puis les fou rires,

Les yeux qui pétillaient de rires,

Ces gosses nous ont beaucoup donnés,

Faut dire qu’on les a beaucoup aimés.

 

JEUNES OU VIEUX CONS

Mercredi 18 juin 2008

Non tous les hommes ne sont pas égaux,

Les gros cons ne sont pas tous des salauds,

Mais la nature imparfaite peut être réelle,

Ainsi qu’il peut être reflet d’ homme cruel.

 

De ceux qui savent qu’ils sont pourris,

Qui n’ont de fierté jamais été nourris,

La buée voilant leur image du miroir,

Evite la vérité faute de la percevoir.

 

Une belle face d’ange n’est qu’illusion,

L’apparence ne fait pas la distinction,

C’est au dedans de son propre soi même,

Que l’on peut se toiser à l’espèce humaine.

 

Il peut être violent de vouloir se juger,

Comme il le serait de vouloir s’ériger,

En modèle de vertu et ce n’est pas le cas,

Mais en homme en qui sonne déja le glas.

 

Vieillissant nous pouvons devenir bons,

Comme tout autant parvenir à rester con,

Il est moins question d’âge que d’aptitude,

Et je vois  de ces jeunes qui en ont l’attitude.

 

EMOIS

Jeudi 5 juin 2008

Oui je me sais ni beau ni laid,

Mais j’ai bon goût et tu me plais,

Me laissera tu te faire la cour,

Et pourquoi pas un jour l’amour.

 

Comme tu es belle tu me rends fou,

Tu m’ensorcelles de tes yeux doux,

Ton nez si fin presque enfantin,

Tes lèvres douces comme du satin.

 

J’aime tous les fruits de ton corps,

De tes deux seins naissant encore,

De ce nombril ornant ton ventre,

A l’ombre indécente de ton antre.

 

Bien sur je vois tous tes remparts,

Tu sembles éviter tous mes regards,

Peut t’être suis je trop insistant,

Si c’est ainsi prends tout ton temps.

 

Ta robe est longue mais j’imagine,

Ton corps oblong que je devine,

Ce déhanchement qui m’enchante,

Tu tournes le dos mais tu me tentes.

 

Sur tes vallons je donnerais l’assaut,

Dans ta vallée je serais ruisseau,

Dans ton buisson je butinerais,

Tu ne  sais pas comme je t’aimerais.

 

 

MON CORPS S’ENVOLE

Jeudi 5 juin 2008

Je me regarde dans tes yeux doux,

Je vois briller l’éclat de désirs fous,

Comme deux êtres sans retenues,

Je ferais l’amour à ton corps nu.

 

Tu es plus qu’un très beau démon,

Tu forces en moi toute ma raison,

Sans toi la vie me désarçonne,

J’ai tant besoin de ta personne.

 

Serais je le jouet de mes envies,

Simple témoin de ma propre vie,

Mon sang bouillonne je le ressens,

Viens viens vite en moi je t’attends.

 

Il flotte dans l’air comme un parfum,

De nos deux corps mêlés sans fin,

Âpre et puissante senteur d’amour,

Qu’à jamais je veux sentir toujours.

 

Je ne suis plus dans cette chambre,

Mon corps s’envole tant il se cambre,

Je ne pense plus qu’à mes désirs,

Tout se confond dans mon plaisir.

 

 

SOUVENIRS 3

Dimanche 1 juin 2008

Dans notre deux pièces on se marrait bien,

Pourtant avec six gosses c’était pas façile,

Pour les conneries, ça, il y avait de l’entrain,

Mais pour l’école c’était bien plus difficile.

 

Le mardi soir il y avait séance radio,

C’était pour les maîtres du mystère,

Tous réunis comme des louveteaux,

Nous faisions cercle avec notre mère.

 

Le poussin qu’avait ramené notre père,

Se transforma très vite en petit coq,

Il prit sa place dans notre repaire,

Sur la cheminée ou il devint mastoc.

 

Il voletait de nos épaules à la table,

Picorant son repas dans nos assiettes,

Avec lui nous restions très affables,

En profitant de son insatiable quête.

 

Nous ne voulions plus manger de poulets,

Aucun conseils de famille n’y suffit,

Notre paternel s’y faisait très discret,

Quand même c’était à cause de lui.

 

Notre père il bossait comme un forçat,

Il avait même fait tueur aux abattoirs,

Je ne sais pourquoi je vous raconte ça,

Mais il a fait plus que  son simple devoir.