SUIS JE (4)

Dans la classe, un courant d’ air,

J’ oscille comme un pendulaire,

Pourtant fixé sur un trépied,

Je sens les regards m’épier.

 

En observant mon crâne,

Certains écervelés ricanent,

Voyant l’absence de cerveau,

Ils s’ estiment à mon niveau.

 

Les anorexiques sont admiratifs,

Mon squelette par trop attractif,

Regardez cette ligne épurée,

Ces os saillants si bien aérés.

 

Les obèses eux sont sceptiques,

Je leur parais trop famélique,

Il faut bien sur perdre du poids,

Sûrement pas jusqu’ au trépas.

 

J’ en entends qui s’inquiètent,

De voir danser mon squelette,

Ce courant d’ air un peu farceur,

Les rend de bonne humeur.

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