SALUT JEAN

Notre jean s’en est allé,

Nous privant de son verbe,

Sculpté de mots ciselés,

Quelquefois un peu acerbe.

 

Sa voix chaude et profonde,

Devient chant d’oraison,

Ses paroles nous inondent,

D’amour et de passion.

 

A Antraigues-sur-Volane,

Repose à jamais Jean Ferrat,

C’est du haut de sa montagne,

Que sa voix à nouveau jaillira.

 

Il a vécu comme il faut vivre,

Debout semant sa révolte,

Comme un homme qui délivre,

Son chant pour la récolte.

 

Toi le poète épris de justice,

Avec pour seule arme ta voix,

Tu dénonças les sacrifices,

Qui font les fortunes des rois.

 

Tu naquis gueux et le resta,

Parmi les gueux de la terre,

Par tes chansons tu l’attestas,

Ce fut ta seule guerre.

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