Archive de la catégorie ‘POESIE’

C’est la crise

Mardi 7 décembre 2010

Le petit Franco-Hongrois,

Nous les brise menu,

Lui et sa grande Carla,

Nous baisent sans retenu,

 

Dans leur petit monde,

De bons amis nantis,

On ne craint pas la fronde,

D’un peuple anéanti,

 

La finance est mondiale,

C’est pas comme les profits,

S’endettent en général,

Les plus pauvres asservis,

 

Sans le sou et sans abri,

Meurt l’homme valetaille,

Tandis que sans soucis,

Prospère la racaille,

 

La crise rend plus riche,

Ceux qui déjà l’étaient,

Les erreurs et la triche,

C’est le peuple qui le paie.

 

UN NOUVEAU MARECHAL

Lundi 23 août 2010

Le visage chafouin et la taille courte,

L’homme est malin, même s’il dégoute,

Par ses riches amis il est le Président,

Ils ont mis sur lui suffisement d’argent,

 

Les lois sont faites, en faveur des nantis,

C’est même pour ça, qu’ils ont investis,

Et les pauvres payent et payent encore,

Ils leurs faut subir la loi des plus forts.

 

L’injustice règne et le mensonge triomphe,

Les hommes se divisent et la haine gonfle,

A cause d’un intriguant sans foi ni sagesse,

Qui corromp en usant des pires bassesses,

 

L’honneur de tout un peuple à nouveau sali,

Pour les mêmes causes, les mêmes infamies,

Et encore d’innommables chasses à l’homme,

Et les mêmes discours toujours plus énormes,

 

Il est le président que notre peuple s’est choisi,

Comme en d’autres temps le maréchal s’offrit,

Ils se trouvent toujours de nouveaux électeurs,

Pour venir soutenir l’insoutenable horreur.

 

 

Mais n’a t’on rien appris

Dimanche 15 août 2010

Mais n’a t’on rien appris

que l’on regrette encore,

De ces temps maudits,

Ou l’on scellait le sort,

 

De ces gens différents,

Et dont c’est le seul tort,

Juifs et tsiganes errants,

Alors conduits vers la mort,

 

Et pourtant ce président,

Par un discours martial,

Ravive les haines d’antan

De nouvelles lois raciales,

 

Toute sa cour applaudit,

Sacrifiant sans vergogne,

Et l’ honneur d’un pays,

Et leur honneur d’ hommes,

 

Mais ce monsieur Sarkozy,

Privé de valeurs humaines,

Est un homme tout petit,

Car trop grande est sa haine.

 

 

 

SALUT JEAN

Jeudi 15 avril 2010

Notre jean s’en est allé,

Nous privant de son verbe,

Sculpté de mots ciselés,

Quelquefois un peu acerbe.

 

Sa voix chaude et profonde,

Devient chant d’oraison,

Ses paroles nous inondent,

D’amour et de passion.

 

A Antraigues-sur-Volane,

Repose à jamais Jean Ferrat,

C’est du haut de sa montagne,

Que sa voix à nouveau jaillira.

 

Il a vécu comme il faut vivre,

Debout semant sa révolte,

Comme un homme qui délivre,

Son chant pour la récolte.

 

Toi le poète épris de justice,

Avec pour seule arme ta voix,

Tu dénonças les sacrifices,

Qui font les fortunes des rois.

 

Tu naquis gueux et le resta,

Parmi les gueux de la terre,

Par tes chansons tu l’attestas,

Ce fut ta seule guerre.

AUX URNES CITOYENS

Dimanche 17 mai 2009

Serait’ il faux de croire,

Les Français mécontents,

Puisqu’ éviter l’ isoloir,

Plairait au gouvernement.

 

Ne pas voter le sept juin,

Pour les voir se réjouir,

Et nous démontrer enfin,

Qu’ ils ne cessent de mentir.

 

Accepter sans rien faire,

Toujours plus de dégâts,

Dans la classe ouvrière,

Au profit du patronat.

 

Que sommes nous devenus,

Si bas que l’ on se soumet,

A ce roi qui deviendrait nu,

Si le peuple se soulevait.

 

Et dans les urnes d’ abord,

Comme de vrais démocrates,

Il suffit de faire l’ effort,

Pour chasser l’ aristocrate.

 

TERRE D’ ESCLAVAGE

Lundi 20 avril 2009

Ils ouvrent les yeux sur un monde sauvage,

Notre terre redevient terre d’ esclavage,

Des maîtres impudents prennent en otage,

Des hommes autrefois pétris de courage.

 

Naître aujourd’hui sous le carcan maudit,

Des financiers véreux au féroce appétit,

Nos enfants mêmes seraient des produits,

Déjà enregistrés dans la colonne profit.

 

Combien de smicards faut t’il à vos usines,

A combien d’hommes faut t’il rompre l’échine,

Pour que votre fortune soit enfin encline,

A respecter l’homme comme tout être digne.

 

Faire croire au petit peuple qu’il est associé,

Que son bonheur viendra de nos financiers,

Qu’il lui faut encore et toujours sacrifier,

Sa propre existence en faveur des rentiers.

 

Le travail n’aurait plus la valeur qu’il eut,

Il serait illusoire de croire en ses vertues,

Pour un maigre salaire au plus bas maintenu,

Assurant la fortune de quelques parvenus.

SUIS JE (4)

Mercredi 15 avril 2009

Dans la classe, un courant d’ air,

J’ oscille comme un pendulaire,

Pourtant fixé sur un trépied,

Je sens les regards m’épier.

 

En observant mon crâne,

Certains écervelés ricanent,

Voyant l’absence de cerveau,

Ils s’ estiment à mon niveau.

 

Les anorexiques sont admiratifs,

Mon squelette par trop attractif,

Regardez cette ligne épurée,

Ces os saillants si bien aérés.

 

Les obèses eux sont sceptiques,

Je leur parais trop famélique,

Il faut bien sur perdre du poids,

Sûrement pas jusqu’ au trépas.

 

J’ en entends qui s’inquiètent,

De voir danser mon squelette,

Ce courant d’ air un peu farceur,

Les rend de bonne humeur.

SUIS JE (3)

Mercredi 15 avril 2009

Moi, je ne suis pas certain,

Que ce squelette soit mien,

J’étais je crois plus charnu,

Plus enveloppé et moins nu.

 

J’ en suis horriblement gêné,

C’ est vrai presqu’ aliéné,

Cet ensemble d’ os inertes,

Serait tout ce qui me reste.

 

Et puis tous ces regards,

Ne sont pas dûs au hasard,

Ils semblent intéressés,

Mais comment les remercier.

 

Je manque trop d’ épaisseur,

Pour ne pas leur faire peur,

Approchez voyez mes côtes,

Dont mon coeur fût l’ hôte.

 

Je sais il ne palpite plus,

Et on ne le voit pas non plus,

Entre mes os, le vide le néant,

Je suis plus impressionnant,

Que je n’ l’ étais de mon vivant.

SUIS JE (2)

Dimanche 12 avril 2009

Faudrait quand même pas,

Sous la douce caresse,

Que mon squelette montra,

Une obscure faiblesse.

 

Mais que je suis bête,

Au delà de mon trépas,

Même si elle m’embête,

Je ne me redresserai pas.

 

Quoiqu’ elle m’ inspire,

Dans sa blanche blouse,

De sous elle, soupire,

Un corps d’ Andalouse.

 

De tous mes os embrasés,

Je dresse mon squelette,

En une charpente osée,

Et pour ainsi dire prête.

 

Mais il manque toujours,

Le seul, l’ os miraculeux,

Qui donnerait à l’amour,

Le sens du merveilleux.

 

 

SUIS JE (1)

Dimanche 12 avril 2009

Peut t’ être suis je mort,

Ou peut t’ être pas,

Qu’ en dis tu mon corps,

Tu ne me réponds pas.

 

Ma tête elle est vide,

Mais ça ne change pas,

Toujours impavide,

Même dans mon trépas.

 

Tous mes os sont là,

Depuis tout ce temps,

Même dans l’ au-delà,

Ça c’est épatant.

 

J’ espère que c’ est moi,

Sur l’ estrade de la classe,

Ils sont tous en émoi,

C’est un peu dégueulasse.

 

Mon squelette est debout,

Et je sens leurs regards,

Ils se foutent de tout,

Ces morveux sans égard.

 

Mais c’ est qu’elle me touche,

Celle en blouse blanche,

Je n’étais peut être pas farouche,

Mais ma mémoire flanche.

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