VIVRE

7 avril 2009

Souffrir mille morts,

Bon sang ça c’est fort,

Quoiqu’ un peu littéraire,

Mais c’ est leur affaire.

 

Souffrir c’ est naturel,

Comme dans la vie réelle,

Au début tout va bien,

Et puis ça va ça vient.

 

Les tout petits soucis,

Deviennent des ennuis,

On fait avec on survit,

En oubliant sa propre vie.

 

Plus tard et plus difficile,

Les neurones moins dociles,

Dont chaque soucis est tueur,

De son esprit encore tuteur.

 

Souffrir mille morts,

Quel terrible sort,

A t’ il vécu si longtemps,

Pour de tels tourments.

 

 

commerce

7 avril 2009

Demain on rase gratis,

Approchez bonnes gens,

Admirez mes ratiches,

Mon sourire commerçant.

 

Avec moi pas d’embrouille,

Vous serez tous gagnants,

Regardez bien mes fouilles,

Je perds même de l’argent.

 

Mais on ne se refait pas,

Moi j’aime à faire plaisir,

Comme pour un bon repas,

Je peux tout vous servir.

 

Cette crême épilatoire,

C’ est cadeau de la maison,

Vous la prenez pour voir,

Monsieur a bien raison.

 

C’ est un produit miracle,

Même en pot de cinq kilog,

Toi le pépé tu renacles,

Tu blatères comme un chameau.

 

Et toi le petit asticot,

Dégage tes fesses du capot,

C’ est ma caisse la merco,

Elle fait pas partie du lot.

 

 

 

SUR LA PAILLE

6 avril 2009

Moi je ne veux pas mourir,

Sous mon abri de cartons,

J’entends bien vos soupirs,

Ponctués de coups de menton.

 

Je suis descendu si bas,

Sans m’ en apercevoir,

Quand j’ avais un emploi,

J’avais aussi l’ espoir.

 

Quand l’usine a fermé,

J’ai cherché du travail,

Je n’étais pas formé,

Pour être sur la paille.

 

Et puis le boulot qui fuit,

Les dettes s’amoncellent,

S’ accumulent les ennuis,

Les huissiers qui s’en mêlent.

 

Je me retrouve à la rue,

Avec de maigres biens,

Une carte d’ individu,

Me rappelle l’être humain.

DANS LA RONDE

6 avril 2009

La nuit tombe et fait du bruit,

Comme un bruit d’ outre tombe,

C’est sur que le bruit nuit,

Surtout quand on fait la bombe.

 

On ne fait la bombe que la nuit,

Comme il sied aux hédonistes,

Mots doux, fleurs et confettis,

Ne s’envolent qu’ au jour triste.

 

Le jour serait toujours blême,

De grisaille froide et maussade,

La nuit reine des bohèmes,

Des artistes bateleurs d’estrade.

 

La nuit tous les chats sont gris,

Et se mêlent et s’entremêlent,

Pour oser tous les interdits,

Avant que le jour ne les révèle.

 

Tôt le matin le teint blafard,

Se croisent tous les mondes,

Ceux du travail et des fêtards,

Tous à leurs place dans la ronde.

J’aime pas le Président

6 avril 2009

Pourquoi ne pas l’écrire,

J’aime pas le Président,

Mais cela va sans dire,

Quand on me lit souvent.

 

Moi j’ aime les gens calmes,

Pas les petits excités,

Qui n’entendent pas l’ alarme,

Que sonnent les exploités.

 

Petit mec et les promesses,

Ca ne fait qu’ un sans conteste,

Avec l’ humeur vengeresse,

Il sait bien qu’on le déteste.

 

Comment ne pas penser,

Qu’ un pays comme le notre,

Ne pourrait pas réparer,

L’erreur qui fût la notre.

 

Monsieur le Président partez,

Ecoutez ma supplique,

N’attendez pas l’été,

Pour sauver la République.

 

CHANTONS

3 avril 2009

Pourquoi faut t’il toujours,

Opposer la guerre à l’amour,

Ne pourrai t’on plus aimer,

qu’en restant désarmé.

 

N’aurait t’ on plus le droit,

De vivre en tout endroit,

Comme un guerrier aimant,

Sa femme et ses enfants.

 

Pourquoi faut t’ il toujours,

Tant de mots pour l’amour,

Pourrait t’ on mieux aimer,

Nos corps moins affamés.

 

Mais oui je suis fou de toi,

Je me fous des grands débats,

Je veux tes mains sur mon corps,

Mon âme attendra bien encore.

 

L’amour des grands poètes,

C’est beau mais ça m’inquiète,

Je préfère ta peau sur moi,

Et sous mes doigts ta soie.

TU ETAIS DEJA MORT

3 avril 2009

Quand j’aurai dû trimer,

Quand j’aurai dû t’ aimer,

Trouver grâce à tes yeux,

Et ne plus t’ennuyer.

 

Mais je n’ai jamais su,

Comment te rendre heureux,

Tu m’ semblais dépourvu,

De toute humanité.

 

Moi, pourtant j’étais là,

Et j’étais là pour toi,

Même si tu m’ voyait pas,

Comme si je n’existais pas.

 

J’ sais pas si t’as remarqué,

Mais je me suis maquillée,

Je m’ suis faite belle pour toi,

Mais je sais que tu t’en vas.

 

Je crois que tu t’en fous,

Peut t’être que t’es trop fou,

Après ce que t’as vécu,

Tu ne te bas même plus.

 

Je crois que t’étais déjà mort.

Quand je t’ai rencontré,

Qu’il est mauvais le sort,

Moi qui t’ai tant aimé.

 

CHANTONS

1 avril 2009

Pourquoi faut t ‘il toujours,

Opposer la guerre à l’amour,

Ne pourrait t’ on plus aimer,

Qu’en restant désarmé.

 

N’aurai t’on plus le droit,

De vivre en tout endroit,

Comme un guerrier aimant,

Sa femme et ses enfants.

 

Pourquoi faut t’il toujours,

Tant de mots pour l’amour,

Pourrait t’on mieux aimer,

Nos corps moins affamés.

 

Mais oui je suis fou de toi,

Je m’ fous des grands débats,

Je veux tes mains sur ma peau,

Possède moi comme il faut.

 

L’amour des poètes,

C’est beau mais ça m’inquiète,

Je préfère ta peau sur moi,

Et sous mes doigts ta soie.

 

 

 

C’EST COMME UN REVE

30 mars 2009

J’ai fait un rêve merveilleux,

La crise nous ouvrait les yeux,

Tout travail méritait salaire,

Et non pas une vie de misère.

 

La question était ainsi posée,

Ces écarts de salaires insensés,

Etaient t’ils vraiment justifiés,

Et sur quels critères falsifiés.

 

Des hommes seraient supérieurs,

Par un travail qu’ils jugent meilleur,

Que celui qu’exerce leurs employés,

Qui sont beaucoup moins bien payés.

 

Mais il serait plus exact d’avouer,

Que ces employés sont trop dévoués,

Trimant pour de maigres revenus,

Permettant à leur patron d’être repu.

 

POUR EUX LA VIE EST BELLE

30 mars 2009

Moi je ne dirais jamais de mal des politiques,

Parce qu’ils sont merveilleux et prolifiques,

Un discours par ici une commémoration par là,

Ils savent tout sur tout et ne sont jamais las.

 

Ce n’est ni le profit ni le pouvoir qui les anime,

Non c’est l’amour de leur prochain qui les domine,

Certes leurs mandats quelquefois nombreux,

Les contraint à recevoir des revenus somptueux.

 

Moi je dénie aux électeurs le droit de penser,

Que ces Saints Hommes seraient intéressés,

Voyez les grands patrons voyez les financiers,

Peut être évidemment que mon exemple est vicié.

 

Oui mais alors nos milliardaires en culotte courte,

Qui font de la pub, si, même pour les yogourts,

Et occasionnellement font joujou avec la baballe,

Que vous allez applaudir sans crier au scandale.

 

Qui en un mois gagnent cinq ans de nos salaires,

Sous les vivats des plus pauvres de leurs supporters,

Que doivent penser nos bons rentiers de la politique,

Doivent t’ils rompre avec les jeux du cirque.

 

Allez il leur faudra toujours des domestiques,

Et les politiques seront toujours aussi cyniques,

Ainsi les salariés seront toujours exploités,

Et toujours amnésiques quand il s’agit de voter.

 

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