ILS ETAIENT QUATRE MILLES

29 mars 2009

A Saint Quentin quatre milles affidés réunis,

J’ignorais que Sarkozy avait autant d’ amis,

Mais qui peut encore lui accorder l’onction,

Y avait t’il une distribution de stock option.

 

Je n’ai rien contre les kermesses des nantis,

Mais je crains tellement leur empathie,

J’espère qu’ils se sont tout comme lui,

Accordé l’augmentation de salaire qu’il se fit.

 

Ce serait tellement chouette que ses adorateurs,

Ne cachent pas leur admiration pour les menteurs,

Qu’ils se révèlent au peuple comme nos futurs tuteurs,

Si bien nés qu’ils doivent devenir nos administrateurs.

 

Ils ont comme au cirque applaudi notre empereur,

Certains d’entre eux chômeurs ont commis l’erreur,

Dans leur propre famille d’autres vivent le malheur,

Sont t’ils autant perturbés par le petit bonimenteur.

 

Être à ce point sourd et aveugle au simple bon sens,

Le peuple en bave et n’a nul besoin d’insouciance,

Que ces gens sanctifient le pouvoir de nuisance,

En donnant leur suffrage, est de l’inconscience.

MARIANNE

28 mars 2009

Elle était revêtue d’une longue robe noir,

De longs cheveux coiffés en fines tresses,

De son port altier ainsi qu’une princesse,

Elle suivait le cercueil sans honte ni gloire.

 

Nulle autre qu’ elle derrière le sarcophage,

Pâle comme diaphane sur cette terre d’orage,

Ou le ciel en colère souffle sur les nuages,

Qui s’unissent à la grisaille d’une vie d’esclave.

 

Marianne représentait fièrement notre pays,

Elle assistait tristement à la fin de la république,

Le peuple a voté contre lui même et la logique,

Maintenant il se rend compte qu’il a été trahi.

 

Croire être mieux représenté par l’aristocratie,

Pour défendre les intérêts des moins bien nantis,

Dépasse l’entendement dans toutes démocratie,

Mais nous sommes Français et cela explique ceci.

 

En ces jours de deuil tous les Français grognent,

Marianne sait la douleur qui frappe les salariés,

Et les moyens légaux accordés aux financiers,

Pour prospérer sur le pays comme des charognes.

 

LES GRANDES GUEULES A RMC

25 mars 2009

Il y aura toujours en ce monde,

Des hommes épris de liberté,

Plus rares parmi les immondes,

Ils sont empreints de dignité.

 

Qu’entends t’ on sur les ondes,

Des hochements de mentons,

De bonimenteurs sans faconde,

Niant le débat en haussant le ton.

 

Vingt mille euros par mois,

Leurs semblent naturel,

Non il ne s’agit pas de toi,

qui n’use que tes semelles.

 

Eux ils ont un vrai métier,

Certains sont de la haute,

Avec un langage très châtié,

Pour nuire à tous les autres.

 

Toi tu déranges avec ton smig,

Contente toi des clopinettes,

Les grandes gueules se fatiguent,

Laissez les donc en tête à tête.

 

 

 

 

QUAND J’ ETAIS VIEUX

25 mars 2009

Moi quand j’étais vieux,

Je marchais sur la tête,

De plus en plus curieux,

Mais de plus en plus bête.

 

Je suppliais mon crâne,

Ou s’abrite mon cerveau,

Trop souvent en panne,

De comprendre à nouveau.

 

Allons mes hémisphères

Activez mes neurones,

Dissipez ces mystères,

Que le monde affectionne.

 

L’humain est bien étrange,

Il n’aime pas le partage,

Le riche est à la frange,

Et le pauvre dans l’orage.

 

Rien n’a vraiment changé,

Depuis les siècles passés,

La monarchie encouragée,

Par les profits ramassés.

 

Quand le peuple se meurt,

La révolte est programmée,

C’est quand croît la clameur,

Que le puissant est alarmé.

 

 

 

 

UN SOIR D’HIVER

25 mars 2009

C’était un soir d’hiver assez mélancolique,

La grisaille recouvrait la terre et le ciel,

Tout se fondait dans ce paysage diabolique,

L’homme et la nature dans le nébuleux irréel.

 

Les arbres ressemblaient à des diables blancs,

Leurs branches en étaient les armes furieuses,

Les buissons épineux accrochaient ses vêtements,

L’homme avançait courbé d’une façon curieuse.

 

Sur son dos s’aggripait un tout petit enfant,

Bien emmitouflé, il sommeillait malgré le chaos.

Rien ne le gênait ni les rameaux griffant,

Ni les efforts de l’homme dont il avait l’écho .

 

Son souffle devenait bruyant et gelait sitôt exhalé,

Il se reprochais de n’être plus aussi alerte qu’avant,

Quand il était jeune et qu’alors il courait les vallées,

Sans cette douleur à la poitrine qui le tordait souvent.

 

Il avait déjà fait trois lieues malgré son fardeau,

Mais déja il sentait les fumées des faubourgs,

Il sentait battre le coeur de l’enfant sur son dos,

Bientôt il verrait le médecin et ses secours.

 

L’enfant est le sien malade depuis plusieurs jours,

Son épouse lui mandat de l’ amener chez le médecin,

Aussi rustaud qu’il semblait il obéissait toujours,

Plus inquiet encore ignorant tout de son destin.

 

 

 

 

 

 

C’ ETAIT UN ENFANT

22 mars 2009

Il était de ces enfants secrets,

Très peu diserts un peu passif,

Nul ne savait ce qu’il pensait,

Il n’était pas très expansif.

 

Les douleurs qu’il ressentait,

De ses terreurs au mal de vivre,

Nul vraiment ne s’en inquiétais,

Ni ne disait les mots qui délivrent.

 

Cet enfant prisonnier de ses tourments,

Isolé dans ses sombres pensées,

N’était qu’un petit être innocent,

Refusant les horreurs du passé.

 

Si mal aimé et si peu compris,

Maltraité comme il n’est pas permis,

Son corps sous les coups endolori,

Lui rappelait tout un monde ennemi.

 

Quand le sommeil le gagnait,

Ses rêves mêmes étaient tristes,

Les cauchemars survenaient,

Ajoutant l’épuisement à la liste.

 

Il vient de mourir il avait dix ans,

Il a mis fin à sa vie sans prévenir,

Vous avez pourquoi maintenant,

La vie de cet enfant me fait blêmir.

UN PETIT MONDE

22 mars 2009

Vois la nuit qui obscurcit le ciel,

Ressens tu la moiteur de la terre,

Ses senteurs s’exhalent dans l’air,

D’ou s’épand comme une odeur de miel.

 

La nature s’endort à l’éveil des nocturnes,

Insectes et oiseaux de nuit s’empressent,

Le hibou guette sa proie sans faiblesse,

Prêt à fondre sur le papillon d’infortune.

 

La forêt bruisse des murmures de vie,

Des bruits diffus rompent le silence,

Là le serpent rampe dans l’humus dense,

Il lui faut satisfaire sa faim inassouvie.

 

Les nyctalopes se meuvent dans la nuit,

Leur vue s’est adaptée à l’obscure nature,

Ils restent invisibles à l’humain immature,

Qui détruit tant qu’à leur espèce il nuit.

 

Le monde minuscule ou petit serait indigne,

Comme si l’homme était digne d’admiration,

L’homme cet insecte récent né de l’évolution,

Pourrait un jour pâtir de sa folie insigne.

 

Lui l’ insecte le petit ne tue que pour vivre,

Il butine, il pollinise, il invente chaque jour la vie,

Sans la fureur des hommes si pétris d’envies,

D’avoir plus refusant à autrui de survivre.

 

 

Chers hommes de lettres 2

20 mars 2009

Quand les Ronéos débitaient leurs papiers,

Que des gens courageux allaient distribuer,

Les occupants s’emparaient sans bourse déliée,

Des journaux de presse qu’ils se sont attribués.

 

Fiers journalistes d’hier et d’aujourd’hui,

Toujours très à l’aise en toutes situations,

Quand la plume se meurt et que tout se détruit,

La noblesse des lettres naît dans l’ expression.

 

Ces prosateurs risquaient ainsi leur vie,

Sous le joug d’ennemis trop vite avertis,

De quoi donc ces hommes étaient nourris,

Sans doute du courage dont vous êtes démunis.

 

J’entends sur les ondes de ces margoulins,

Se prétendant sans cesse libres et indépendants,

Ils pavanent à l’antenne en se croyant malins,

Rudoyant les manants, cajolant les puissants.

 

Il est bon de se rappeler de ces hommes braves,

Pour qui les mots étaient plus que des armes,

Combien ont survécu à toutes leurs entraves,

Auraient t’ils supportés des collègues sans âmes.

CHERS HOMMES DE LETTRES

20 mars 2009

On peut toujours rêver,

D’une presse en liberté,

De journaux abreuvés,

Par un fleuve de vérité.

 

Mais les journalistes,

Courtisans du pouvoir,

Ne sont que des sophistes,

Méprisant tout savoir.

 

Privilégiant les puissants,

Pour mieux se prostituer,

Par des articles indécents,

De déshonneur constitué.

 

Un jour expert, un jour oracle,

De droit fondé sans humilité,

Ces penseurs de la débacle,

Oublient toutes dignités.

 

La grande liberté de penser,

N’est pas liberté de tromper,

Mais l’on pourrait supposer,

L’esprit supérieur à l’ épée.

 

Que sont devenus nos lettrés,

Repus de l’avoine du ratelier,

De la seule politique inspirée,

Celle des nantis pas des spoliés.

AH LES BRAVES GENS

19 mars 2009

Ah les braves gens,

Ils restent si gentils,

Tandis qu’on s’enrichi,

Avec leur bon argent.

 

Ils restent si courtois,

Dans le respect des riches,

Admirant la triche,

Quant eux sont aux abois.

 

Le pauvre a le dos souple,

De tout temps bien soumis,

Au profit de ces nantis,

Il lui faut battre sa coulpe.

 

Sa naissance le désigne,

A trimer toute sa vie,

Sans espoir sans folie,

Il lui reste d’être digne.

 

Le sont t’il les puissants,

Dignes de leur fortune,

Par des lois opportunes,

Ils exploitent les manants.

 

Ils financent leurs séides,

Leurs foires électorales,

Exempts de toute morale,

En échange de subsides.

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