VIVRE

10 mars 2009

Rose est la vie,

Quand les bleus s’estompent,

Et que renaît l’envie,

D’un renouveau qui compte.

 

Mais le pourrai je encore,

En aurai je la force,

L’usure de mon corps,

Veut qu’il s’ y efforce,

 

En moi le sang circule,

Rouge comme le feu,

Mes pensées se bousculent,

Suis je à nouveau heureux.

 

L’age n’y fait rien,

Le coeur est déraison,

Dont l’amour est le lien,

Le fruit de toutes passions.

 

J’aime à nouveau la vie,

Comme un autre horizon,

C’est un nouveau défi,

Un besoin de frissons.

 

 

 

Sous NICOLAS

7 mars 2009

Il y a dans l’air, une drôle d’odeur,

Ainsi la sueur des pauvres hères,

Souffrez, les gueux de la misère,

Privés de tous fruits du labeur.

 

C’est encore cet infini servage,

Dont se nourrissent les puissants,

Pour les profits les plus indécents,

Les autres vivent vaille que vaille.

 

Nos riches financiers de l’autre côté,

Jouent à la bourse les capitaux prêtés,

Ferment les usines si bien exploitées,

Jettent à la rue les familles endettées.

 

Ainsi va le monde dans notre beau pays,

Dirigé comme il sied par l’aristocratie,

Toujours plus pour les plus nantis,

Et toujours moins pour les asservis.

C’est la crise

7 mars 2009

Un instant, un bref instant,

Soudainement j’ai eu peur,

Tout l’argent fout le camp,

Celui des boursicoteurs,

 

Mais un si grand Président,

Ne pouvait laisser choir,

Tous ses bons amis d’antan,

Au risque de les décevoir.

 

On privatise les profits,

On nationalise les pertes,

La dette aux moins nantis,

Les riches ça se respecte.

 

Bonnes gens, travaillez plus,

Ils leur faut plus d’argent,

Vous ne gagnerez pas plus,

Mais ils seront si contents.

 

Les travailleurs au plus bas,

Comme les cours de la bourse,

Mais les riches ont de quoi,

Ils puisent à la source.

Monsieur le Président

7 mars 2009

Il y a le creux des mots,

Il ya l’écume des vagues,

Au discours sans défaut,

D’un esprit qui divague.

 

Il harangue les manants,

Asservis et sans défense,

Travaillez plus qu’avant,

Pour que valse la finance.

 

C’est pour le bon plaisir,

Du Président et de sa cour,

Que nous devons tout subir,

De leurs plus mauvais tours.

 

Les pauvres sont bien sages,

Immobiles et au garde à vous,

Ils rendent encore hommage

Aux puissants et aux voyoux.

 

Les discours s’enchaînent,

Sans répondre aux questions,

Toutes ces paroles vaines,

Nous bercent d’illusion.

 

Les loups vivent en meute,

Selon des règles discrètes,

Ils se protègent entre eux,

Comme la cour du FOUQUET’S .

 

 

NOUVEL ESCLAVAGE

21 juin 2008

Ils sont vraiment très fort,

Pour nous faire accroire,

Que l’esclavage est mort,

Sous leurs coups de boutoirs,

 

L’esclavage plus moderne,

Pour une poignée de nantis,

Nous ballade et nous berne,

Au  nom de la démocratie,

 

Nous sommes plus nombreux,

Et beaucoup plus dociles,

Que nos ancêtres hargneux,

Qui étaient moins serviles,

 

Un groupe des plus puissants,

Héritiers de leurs fortunes,

Exploitent encore le manant,

Que notre liberté importune,

 

Nulle pensée nulle défense,

Ne nous protègent de nos maîtres,

Qui se comportent en France,

Comme autrefois les reîtres,

 

Un esclave autrefois mourrait,

Sous les mauvais traitements,

Aujourd’hui et cela nous plaît,

Nous crevons dans le dénuement.

 

OU ETAIS TU SEIGNEUR

21 juin 2008

Le regard éteint de ces hommes internés,

Brisés par la faim le corps décharné,

Comme des animaux marqués par le sort,

Sur la peau gravé le matricule de la mort,

 

Les sinistres baraques si bien alignées,

A l’intérieur de la clôture de fer barbelé,

Moins que des hommes ces numéros vivants,

Subissent l’indicible des pires tourments,

 

Les gardiens invincibles de cet ordre nouveau,

Se croyant investis comme le sont les dévots,

De la mission de juger de la vie de la mort,

D’êtres différends et dont c’est le seul tort,

 

L’ordre noir envahit l’esprit des bourreaux,

De cette face obscure qui détruit ses barreaux,

L’horreur et le mal combattent dans l’ombre,

A l’avènement des projets les plus sombres,

 

Ou était tu seigneur Dieu de miséricorde,

Quand ces corps aux gibets tendaient  la corde,

Ou était tu seigneur Dieu de rédemption,

Quand ils gazaient tes enfants de Sion.

MADEMOISELLE JE SUIS A VOUS

19 juin 2008

L’amour est bien précieux,

Qui étincelle dans vos yeux,

Mademoiselle le savez vous,

Vous êtes belle à rendre fou,

 

Je lis dans votre beau regard,

Un voile de gêne à mon égard,

Je ne veux pas être importun,

Dites moi si je suis trop mutin,

 

Mais je vous trouve si jolie,

Que me taire serait impoli,

La nature vous fût si propice,

Qu’elle fît de vous un Matisse,

 

Ah laissez moi vous admirer,

Vous dire votre visage altier,

Toute la grace qui se dégage,

De votre port de reine sage,

 

Devant vous tel un vermisseau,

Je m’incline devant l’assaut,

De votre beauté si parfaite,

Qu’elle me fait tourner la tête,

 

Mademoiselle je suis à vous,

Voyez je vous prie à genoux,

Daignez me redonner la vie,

En acceptant d’être mon amie.

 

 

SOUVENIRS 4

18 juin 2008

A dix sept ans petit compagnon,

Fallait bien gagner son pognon,

C’était avant les grandes grèves,

Ou ça révolutionnait sans trève,

 

Moi, fallait bien que je travaille,

La paye c’était pas qu’un détail,

Pour Mao ça pouvait bien attendre,

Pas l’estomac de nos plus tendres.

 

Un gosse ça bouffe tous les jours,

Et chez nous y en avait toujours,

Des frères des soeurs et d’ailleurs,

Qui étaient de toutes les couleurs.

 

Fallait là voir toute la marmaille,

Ca se chahutaient pour la graille,

Le petit musulman voulait du cochon,

Ben il avait pas encore de religion.

 

Les rigolades et puis les fou rires,

Les yeux qui pétillaient de rires,

Ces gosses nous ont beaucoup donnés,

Faut dire qu’on les a beaucoup aimés.

 

JEUNES OU VIEUX CONS

18 juin 2008

Non tous les hommes ne sont pas égaux,

Les gros cons ne sont pas tous des salauds,

Mais la nature imparfaite peut être réelle,

Ainsi qu’il peut être reflet d’ homme cruel.

 

De ceux qui savent qu’ils sont pourris,

Qui n’ont de fierté jamais été nourris,

La buée voilant leur image du miroir,

Evite la vérité faute de la percevoir.

 

Une belle face d’ange n’est qu’illusion,

L’apparence ne fait pas la distinction,

C’est au dedans de son propre soi même,

Que l’on peut se toiser à l’espèce humaine.

 

Il peut être violent de vouloir se juger,

Comme il le serait de vouloir s’ériger,

En modèle de vertu et ce n’est pas le cas,

Mais en homme en qui sonne déja le glas.

 

Vieillissant nous pouvons devenir bons,

Comme tout autant parvenir à rester con,

Il est moins question d’âge que d’aptitude,

Et je vois  de ces jeunes qui en ont l’attitude.

 

EMOIS

5 juin 2008

Oui je me sais ni beau ni laid,

Mais j’ai bon goût et tu me plais,

Me laissera tu te faire la cour,

Et pourquoi pas un jour l’amour.

 

Comme tu es belle tu me rends fou,

Tu m’ensorcelles de tes yeux doux,

Ton nez si fin presque enfantin,

Tes lèvres douces comme du satin.

 

J’aime tous les fruits de ton corps,

De tes deux seins naissant encore,

De ce nombril ornant ton ventre,

A l’ombre indécente de ton antre.

 

Bien sur je vois tous tes remparts,

Tu sembles éviter tous mes regards,

Peut t’être suis je trop insistant,

Si c’est ainsi prends tout ton temps.

 

Ta robe est longue mais j’imagine,

Ton corps oblong que je devine,

Ce déhanchement qui m’enchante,

Tu tournes le dos mais tu me tentes.

 

Sur tes vallons je donnerais l’assaut,

Dans ta vallée je serais ruisseau,

Dans ton buisson je butinerais,

Tu ne  sais pas comme je t’aimerais.

 

 

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